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 | J'étais. Maintenant je suis. | » Terminé !

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Eze Kehindo

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Sexe : Masculin Messages : 11
Age : 25 Inscrit le : 17/01/2012

MessageSujet: | J'étais. Maintenant je suis. | » Terminé !   Mar 17 Jan - 13:39


      ▬ NOM : Kehindo
      ▬ PRÉNOMS : Eze
      ▬ SEXE : Masculin.
      ▬ AGE & DATE DE NAISSANCE : 23 - 07/1988
      ▬ ORIGINES : D'ici et d'ailleurs...
      ▬ ORIENTATION SEXUELLE : Hétéro.


STEP I : Description physique

Regardez le. Regardez le ! Contemplez son visage, observez le moindre de ses traits, chaque centimètre carré de sa peau, chaque mèche de cheveux. Regardez ses yeux, d'un bleu vif,hypnotique ! Quoi ? Non, ne lui dites pas qu'il est beau. Jamais. Qu'il le soit ou non, vous ne pouvez pas vous permettre de le juger de cette manière. Il ne s'agit pas la de fausse modestie non, ni d'un homme se dévalorisant. Il s'agit juste d'un homme qui ne veut plus être vu pour son physique.

Pourquoi ? Peut être parce qu'il a été un jour, ce que ce physique avantageux lui disait d’être. Peut être parce qu'il a trop profité de cette apparence enjôleuse. Peut être parce que ce physique lui rappelle l'homme qu'il a pu être. Et peut être que cet homme, il en a tout simplement honte. Vous avez raison, son sourire et son air serein ne lui donnent pas l'air d’être un homme soumis à tant de tourments. C'est bien pour ça que vous ne devez pas le complimenter sur sa beauté. C'est bien parce qu'il a changé et qu'il est devenu meilleur, quelqu'un qu'il peut aimer, que vous ne devez pas le rabaisser à cette simple question de "physique".

Le complimenter ? Si vous voulez le complimentez, parlez plutôt de la franchise de son regard qui ne se détourne jamais du votre, parlez de son sourire immense, presque arrogant, qui lui donne tant d'allure, parlez lui du bandeau qui cache son oeil et qu'il adore, ou complimenter encore, ses colliers qu'on lui a offert, durant ses multiples périples et voyages. Mais par pitié, ne lui dites jamais qu'il est "beau", car il est l'est et il le sait.


STEP II : Description psychologique

J'ai toujours été un connard. Incroyablement prétentieux, j'aimais ma petite personne. J'étais celui qui savait toujours tout mieux que tout le monde, l’insupportable grande gueule qui ne pouvait se retenir de se mettre constamment en avant. Un enfoiré que rien ne touchait, calculateur, froid et manipulateur. J'étais capable de violence, j'aimais trainer plus bas que terre les faibles. Aussi bien physiquement que psychologiquement.

J'étais une calamité et le pire, c'est qu'on m'aimait pour ça. J'étais toujours entouré, toujours apprécié. Les filles m'attendaient par dizaine et j'en avais une chaque soir dans mon lit. Ma vie devint une éternelle rengaine orgasmique, pleine de luxure, de richesse et d'oisiveté. Moi ? Je me complaisais parfaitement dans mon rôle de petit gosse de riche pourri gâté, dont la belle gueule n'était qu'un bonus à ce monde de paillette.

Ma vie était d'or, le reste m'importait peu. Je n'avais pas de coeur, je ne connaissais pas la signification des mots pitié ou compassion. Je n'étais reconnaissant qu'envers moi même et je refusais de voir la réalité en face. Le monde était une vaste atrocité et pour moi : c'était mérité. Qu'est-ce que j'en avais à faire qu'ils meurent de faim ? En quoi leur misère pourrait m'intéresser ? Un massacre ? Et alors ? J'avais connu la souffrance moi aussi et ils l'a méritaient tout autant !

L’égoïsme demeurait mon atout phare. Mon enfance fusse-t-elle arrosée d'or, contenait son lot d'horreurs qui me traumatisèrent à jamais. Mon passé m'aidait à justifier mon manque cruel d'humanité et me faisait déculpabiliser tous mes travers. Je n'étais plus qu'une boule de haine, souhaitant faire payer à la terre entière. Et ils payaient. Cher. Si le monde n'y était pour rien dans mes malheurs passés, il n'en payait pas moins le prix.

A mesure du temps, je devins une pourriture, irrécupérable. Un déchet de la société comme on en fait par dizaine de nos jours. Je me battais, j'aimais de plus en plus parler avec mes poings et les salir du sang de mes cibles. La violence devint un jeu, une bouchée d'adrénaline que je ne pouvais m’empêcher de rechercher. J'étais un monstre des temps modernes, une ordure qui s'était enfermée dans son monde et qui se berçait de ses illusions mensongères.

Puis une passion, un désir, une vocation prirent le pas sur mon incommensurable bêtise. Même si je n'aimais pas qu'on le sache, j'avais toujours été un passionné d'écriture. Ayant le gout de l'aventure et du risque, le métier de journaliste s'imposa comme une évidence pour moi. Si il y avait une chose pour laquelle je pouvais faire preuve de sérieux, c'était celle là. Aussi, ayant non seulement les moyens (intellectuels comme financiers) d'accéder à ce rêve, dès mes 21 ans, je parvins à intégrer le prestigieux « Le Monde ». Mon rêve se réalisait, j'étais tout bêtement heureux, mais restais néanmoins cet enfoiré que bien rapidement, mes collègues apprirent à connaitre.

Jusqu'au jour où on m'envoya pour une mission. Cette mission, je l'ai tout de suite accepté. J'avais fais ce métier pour ça. Pour ce genre de cas. J'étais excité et incroyablement heureux qu'on me confit ce reportage. J'étais sur de moi, très confiant, aucune peur, aucun stress ne me perturbait. J'étais stupide. Stupide et plein d'arrogance, car je partais pour l'Afghanistan. Un mois plus tard, tout devint différent. Je revins différent.


STEP III : Histoire

« Je ne m’étais cessé d’imaginer cette scène. J’avais pu parfaitement entrevoir ces flammes et ces destructions. Dans ma tête, l’image était claire et elle reflétait la réalité, tout autant qu’elle en était parfaitement éloignée. Si matériellement, ce spectacle était prévisible, les sensations que j’éprouvais alors, l’étaient beaucoup moins. J’étais préparé et tout à fait indifférent, plus rien ne me reliait à quelconque sentiments comme la compassion ou la pitié. Mais en entrevoyant au loin cette fumée noire, ce ciel macabre et en pénétrant dans ce lieu révolu, je n’ai pu que ressentir un profond sentiment de désappointement mélangé à une touche d’amertume. Il fut un temps où je rêvais de voir cette scène, voilà pourquoi, je ne pensais jamais qu’elle m’atteindrait.

Puis… J’entrai en enfer. La désolation me sauta en plein visage. Tout ce qui avait pu autrefois représenter ce lieu, n’était qu’un lointain souvenir. Si la paix, la gaieté et la douceur avait été, ne régnaient plus que la douleur, la haine et la brutalité. Les combats avaient cessés, l’extermination était terminée. Car il s’agissait bien là de pure extermination : de la destruction à l’état pur. Désormais, c’était les cadavres ensanglantés et mutilés qui témoignaient de cette boucherie. Les corps s’étalaient à perte de vue : beaucoup de femmes et d’enfants. Et autour de ces corps, l’agonie hurlait à la mort. Des enfants pleurant sur le corps de leurs mères, des hommes insultant une entité supérieur de pouvoir tolérer ce genre d’ignominie… Si l’image des morts demeurait atroce, celle des survivants en proie à tant de déchirement était pire.

Nous avancions, lentement à travers cette grande rue autrefois si chaleureuse. Nos regards convergeaient à droite et à gauche, là où les cris nous portaient. On nous appelait. On nous demandait. On nous suppliait. Nous ne pouvions pas aider. Nous ne pouvions rien faire et même si nous aurions eu la possibilité de leur accorder notre aide, nous ne l’aurions pas fait. Nous sommes leurs ennemis. Même si cette notion semblait si insignifiante en ces circonstances.

Je ne me rappelais plus pourquoi j’avais tant tenu à venir ici. Pourquoi avais-je désiré voir ce spectacle ? J’avais beau avoir beaucoup de sang froid, ces images m’hanteraient à tout jamais, comme beaucoup d’autres avant elles. Je comprenais tout ces gens, toutes ces pures victimes de la monstruosité humaine. Je comprenais leurs cris, je comprenais leur peine et je comprenais leur haine. Pour la première fois depuis bien longtemps, un sentiment de pitié me traversa. Ils vivaient pire épreuve que la mienne.

Une idée naquit alors, à cet instant précis dans mon esprit et allait ouvrir une valve de nouvelles émotions et de nouveaux sentiments. Avais-je été égoïste ? Pensais-je être le seul à avoir vécu des choses difficiles ? Me cachais-je derrière mon passé pour justifier mon total manque d’intégrité et mes caprices ? J’avais assouvie ma vengeance, mais une autre l’avait remplacée, suivit d’une autre et encore d’une autre. Mais tout ceci semblait si loin à ce moment. Comment avais-je pu être tant préoccupé par ces idioties ? A quel point m’étais-je égaré sur cette route ? Je venais de comprendre ce qu’était la guerre. Et l’idée, que j’ai pu faire une grossière erreur s’immisça dans mon esprit et allait lentement, commencer à me torturer. J’étais le même, mais pour la première fois, je voyais les choses sous un nouvel angle. Il s’agissait en réalité, d’un début de rédemption.

La mienne. »


Quand un homme se rend compte du mal qu'il fait. Quand il comprend qu'il est du même moule que les monstres qu'ils l'ont traumatisé. Quand il réapprend ce qu'est la douleur, ce qu'est la vie et sa légitimité. Quand il réalise qu'il n'est pas le nombril du monde, qu'il comprend, qu'il est véritablement devenu quelqu'un de mauvais, quelqu'un ayant oublié tout de son humanité et qu'il décide alors, de s'enfuir loin et de réapprendre à vivre. Un nouveau départ. Voilà tout ce qui s'impose pour cet homme. Allant dès lors là où ses pieds le mènent, il fait son propre pèlerinage, guidé au final, par la seule chose dont il est fier : sa plume.


« J'étais. Maintenant je suis. »

____________________________________


A 21 ans il avait déjà réussi à intégrer « Le Monde » et à 21 ans, il le quitta tout aussi vite. Choqué et transformé par son premier gros reportage, l'envie de changement ainsi que de trouver une nouvelle identité le força à tout quitter pour avancer.

Emportant un simple sac à dos contenant ses quelques affaires, il prit la route de la découverte, de l’être humain comme de lui même. Visitant les quatre coins de la planète, des plus beaux aux plus effroyables, il découvrit un nouveau monde. Entre solidarité, chaleur et accueil, le courage et l'altruisme dont firent preuves certaines de ses rencontres adoucirent son coeur. Petit à petit, il redécouvrit son humanité. Plus patient, plus généreux, des qualités qu'on ne lui aurait jamais soupçonné, apparurent. Il grandit, il mûrit. Pendant deux années entières, il voyagea, toujours pour se trouver lui même. Son périple le mena à devenir quelqu'un de nouveau. Plus grand, plus fier, mais terriblement plus méritant.

Joyeux, il restait le grand farceur qui aimait réclamer l'attention. Mais désormais, c'était plus par l'auto-dérision que l'humiliation, qu'il faisait naître les rires. Attentif et adoucit, il devint rapidement quelqu'un de très à l'écoute, capable de beaucoup d'empathie. Il pensait aux autres, il aidait les autres. Il n'était plus l’égoïste qu'il prônait autrefois avec beaucoup d'arrogance. Il était différent, il se sentait différent et l'écriture lui permettait désormais de cracher toute la haine et la colère qu'il pouvait ressentir de temps à autre.

Puis le jour de ses 23 ans, alors qu'il était de passage au japon, il entendit parler d'un pensionnat réputé pour être le repère de tous les cas désespérés voir dangereux du tout Japon. Intrigué par cette pension, il décida d'aller voir de ses propres yeux cet endroit si étrange. A quelque part, c'était surtout pour lui un moyen de se tester, de découvrir s'il avait vraiment changé et si il était capable de renouer avec le genre humain. Était-il capable de vivre et de tenir longtemps auprès d’êtres civilisés ? De pouvoir revenir à une vie moderne, en groupe ? De pouvoir venir en aide à quelqu'un aussi peut être ? Était-il capable de rester maître de lui même et de ne pas repartir dans ses travers ? Car si il avait changé, il savait pertinemment qu'au fond de lui, demeurait encore et toujours l'ancien Eze, qui adorait répondre par la violence et la méchanceté, et qu'au fond, un rien pouvait faire ressortir ce dernier...


STEP IV : Groupe désiré ?

CIRCUS
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Chōji
Administrateur Violeur !
Dévore moi si tu l'oses...
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Sexe : Masculin Messages : 307
Age : 26 Inscrit le : 14/01/2012

MessageSujet: Re: | J'étais. Maintenant je suis. | » Terminé !   Jeu 19 Jan - 23:06

    Bienvenue à notre nouveau Circus !

    Alors comme ça on a le voyage dans l'âme ?! J'aime bien ce perso', c'est un brave ! Je suis aussi tout à fait satisfaite de la partie ajoutée dans l'histoire, on situe bien mieux !

    Tu en dis peu sur la richesse de sa famille, et je suis intriguée de voir à quoi ressemble l'enfance d'Eze ! Mais ça, c'est à voir en le rencontrant, n'est-ce pas ?

    T'écris bien, même quand tu te grouilles. [TMTC] ♥

    Alors, je peux enfin dire, pour la première fois sur ce forum (HELLYEAH) -

    Je te valide! :-D

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Co-Admin - Chōji Ikeda
Stamp by Kennedy.
DC-Allan&Erza
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« The question is; Who care ?»

SAE NAEDOKI M'A DIT
-Je suis quelqu'un d'ouvert.
-Ouvert des cuisses, ouais !
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Eze Kehindo

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Sexe : Masculin Messages : 11
Age : 25 Inscrit le : 17/01/2012

MessageSujet: Re: | J'étais. Maintenant je suis. | » Terminé !   Jeu 19 Jan - 23:16


OUAIIIIS ! Merci !
Représente les Circus TPPT TMTC DTC !
Et je suis fier d’être le premier que tu valides ! ♥

Oui, il y'a plein de petites choses que j'ai gardé sous silence, de manière complètement consciente bien entendu ! Ma famille et mon passé fort joyeux en sont un exemple parfait. Voilà pourquoi il va donc falloir me tirer les vers du nez en RP !

Le petit mot de la fin : je veux RP avec TOI ! ♥ (ça fait plus qu'un mot ça...) TA GUEULE.
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