AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


 

Partagez | 
 

 EDEN EST LA AVEC SON PARADIS. Ou pas.

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: EDEN EST LA AVEC SON PARADIS. Ou pas.   Dim 13 Jan - 21:08


LE PASSEPORT

      • NOM : Sex, Pleasure, Orgasme, Septième-Ciel et enfin, Retwolez.
      • PRÉNOMS : b0GoS$56 si² rpz tavu. Ou Eden, sinon.
      • SEXE : Masculin *fier*
      • ÂGE : 29 ans. Vieux
      • NATIONALITÉ : Ecossais.


VOS SOUVENIRS IMPORTANTS

Elle regardait l’homme d’un air méfiant. Lorsqu’elle avait lu son dossier, elle avait crispé ses doigts sur le papier : ce n’était pas d’une thérapie qu’il avait besoin, mais de soins en maison de psychiatrie. Parler ne lui ferait aucun bien ; elle le sentait, elle le savait. Elle n’avait certes jamais été face à ce genre de cas, mais il lui semblait que ce serait difficile. Sans même l’avoir vu, elle avait peur de cet homme. Eden Retwolez.
Elle se leva de son fauteuil et s’approcha de la porte. Sa main tremblait un peu tandis qu’elle abaissait la poignée. Elle respira un grand coup, afficha ce sourire qu’on trouvait rassurant et magnifique, et appela d’une voix douce l’homme dont elle imaginait déjà le regard froid et le visage dédaigneux. Pour une fois, elle avait eu bon. Il ne faisait pas aussi peur qu’elle l’aurait cru, cela dit. Elle referma la porte derrière lui, l’invitant d’un geste à s’asseoir dans le fauteuil. Ils n’avaient pas échangés un mot.

« - Est-ce que vous savez pourquoi vous êtes ici ? »

Ça aurait pu paraître stupide, comme question, mais souvent, ses patients n’étaient pas capables de lui répondre. Mais lui savait. Sans même qu’il ait ouvert la bouche, simplement en posant son regard sur elle et en affichant un sourire provocant, elle savait qu’il savait. Elle n’avait jamais eu à s’adapter à un tel cas. Les frissons traversaient son corps sans qu’elle ne puisse les réprimer. Elle attrapa son carnet, se remémorant les phrases de son patron. « Ne tourne pas le dos à des personnes telles que lui. Ne hausse pas le ton, il penserait que tu l’agresses. Ne lui pose pas de questions trop personnelles, ce serait dangereux. Laisses-le venir à toi, ne le brusque surtout pas. »

- Bien, dans ce cas, nous allons commencer.

Elle crut déceler un rire dans l’apparence de son visage. Sans doute l’avait-elle imaginé, tant elle était effrayée.

- Est-ce que vous pourriez, par exemple, me dire quels sont les souvenirs … marquants ? de votre vie ?

Il se redressa, cessant soudainement de sourire. Elle s’enfonça dans sa chaise, persuadée qu’elle vivait ses derniers instants. Elle ne supplierait pas, se contenterait de le défier du regard. Mais il n’en fit rien. Il souhaitait simplement s’asseoir, semblait-il. Il ancra son regard dans le sien, et elle fut aussitôt captive de sa voix.

« Mon tout premier souvenir remonte à mes cinq ans. J’étais dans une classe avec d’autres enfants, et l’un d'eux avait volé mon ours en peluche. Je l’ai regardé, et … je ne sais plus. Je me rappelle avoir vu ce même ours en peluche dans les mains de ma mère, qui le recousait. Je crois que les miennes, de mains, étaient abîmées. Je me rappelle avoir vu les griffures sur mon visage lorsque je suis sorti de mon bain le soir, et les marques sur les visages de quelques autres élèves le lendemain.

Je n’ai rien vécu de particulièrement intéressant par la suite. Enfin, jusqu’au jour de mes sept ans. Mes parents m’ont offert un petit chien, ce jour-là, Puppy. C’était stupide comme nom, ça le condamnait, je crois. Il a même pas vécu six mois, ce con. Il s’est jeté sous les roues d’une voiture, devant mes yeux. Je sais que j’aurais dû le promener en laisse, faire toujours en sorte de l’avoir près de moi, le surveiller des yeux et je sais pas quoi d’autre. J’aurais dû. Mais j’l’ai pas fait. »


Il s’arrêta, savourant l’expression de sa nouvelle psy. Ce n’était pas l’expression compatissante qu’il avait vu quelque fois, mais l’expression révulsée de ceux qui n’entendent aucune espèce de tristesse dans sa voix. Il n’avait pas besoin d’un psy. Et même si cet épisode l’avait profondément marqué, elle n’avait pas besoin de le savoir. Et parce qu'il voulait s'amuser, il ne pensait pas une seconde à « faire semblant ». Faire semblant revenait en réalité à dire la vérité, à cet instant, et il n’aimait pas dire la vérité lorsqu'il y était forcé. Et surtout, cela l’empêcherait de voir, d’observer les réactions des gens.

« Hum, ensuite … Ah, je sais. » Feindre l’oubli, pour donner plus d’ampleur à cette scène. « J’devais avoir … seize, dix-sept ans, quelque chose comme ça. On était en classe … » Fermer les yeux, faire croire qu’on se remémore quelque chose qui ne serait pas totalement ancrée dans notre tête. « J’étais assis près de la fenêtre. Les autres élèves faisaient un bruit épouvantable. Un véritable capharnaüm. Le professeur a claqué son livre contre le bureau. Il était au bord des larmes, je m’en souviens maintenant. Moi, je m’en foutais, je me sentais pas concerné par ce qu’il se passait. Je regardais par la fenêtre et il s’y tramait quelque chose de bien plus intéressant. Là, dans la rue, juste en-dessous de la fenêtre du bâtiment d’en face, il y avait un homme, seul, avec des vêtements troués, en plein hiver, et un air juste … fou. Il avait un flingue dans la main. »

Et là, c’était le moment où malgré tout, une boule se formait dans sa gorge. Non seulement à cause de la suite, mais aussi parce qu’en y réfléchissant, cet homme-là, ça aurait pu être lui. Ça aurait pu être n’importe qui. Et ça le rendait malade. Mais peut-être surtout à cause de la suite.

« Mon instinct, mon putain d’instinct, il m’a demandé de fuir. J’ai pas résisté. Vous savez, je crois que c’était mon instinct de survie qui criait. Qui me disait « Dégage ! » et même « Qu’est-ce que tu fous encore là ? ». Alors, j’ai pas hésité. J’ai attrapé mon sac, rangé mes affaires, et direction la sortie, hasta la vista. Le prof a même pas réagi. Maintenant, je me dis que j’aurais dû les prévenir. J’aurais dû leur dire, qu’il y avait un mec bizarre qui se baladait dehors avec une arme, sûrement chargé, j’aurais dû leur dire de quitter l’école maintenant, j’aurais dû sonner l’alarme incendie ou je sais pas quoi d’autre. J’aurais dû, mais j’l’ai pas fait. »

Et revoir le visage de ses camarades dans les journaux le lendemain matin. Pas tous, certains avait échappé à ce massacre. Ceux qui avaient justement insulté Eden de tous les noms, certains qu’il y était pour quelque chose, qu’il SAVAIT quelque chose – pourquoi il se serait enfui, autrement ? Il respira, profondément. Lu sur le visage de la psy que cette fois, elle y croyait. Que pour cette fois-là, elle le croyait sincère. Et il l’était.

« J’ai changé de ville. J’suis passée d’Edimbourg à Londres. J’ai changé de vie, d’amis, j’ai tout changé pour que ma vie n’ait plus rien à voir avec la personne que j’étais devenue. Que j’avais failli devenir. J’aurais pu tomber dans la dépression. J’ai failli. Mais il était là. Il était là pour me soutenir, pour m’arracher ma drogue ou ma bouteille des mains. Les jeter, dans le meilleur des cas. Les finir, quand lui aussi souffrait. J’avais jamais eu un ami comme Ange. Jamais. Enfin, ami … »

Ami sous-entendait en réalité le protecteur, l’amant, l’amour. Mais il avait fait une croix dessus, depuis bien longtemps. Et il se rendait compte que devant cette psy, il racontait la vérité, il racontait ses sentiments. Peut-être que cette fois, il voulait vraiment en finir de ces rendez-vous pitoyables. Il ne mentait pas sur la réalité d’Ange. Il n’était pas « cette putain de bombe que je baisais tous les soirs » ou « le vieillard chez qui je dormais quand j’étais cuité ». Il était Ange. Son ami, son amour, son bonheur, son ange. Ange et Eden.

« Au début, on s’parlait pas. On se méfiait de l’autre comme de la peste. On avait tous les deux un passé assez … tumultueux. Moi j’étais marqué par le sang et la mort, lui par la violence de l’amour. « Touché », vous voyez ? Bref. Dès le début, on se méfiait de l’autre parce qu’il nous intriguait. Parce que malgré tout ce qu’on dira, même quand on veut changer, on garde des traces sur nous. Ça a commencé par une bousculade dans un couloir. On s’est engueulés. Et … on s’est embrassés juste après. »

Il avait baissé les yeux, les mains crispées sur ses genoux. Il ne se doutait pas une seule seconde qu’il serait si difficile de parler du vrai Ange. D’habitude, ses mots s’envolaient dans un mensonge grotesque auquel personne ne croyait, parce que c’était fait exprès pour que personne n’y croit, parce qu’il aimait s’amuser au détriment des autres. Il avait été heureux, avec lui. Plus qu’avec n’importe qui.

« On s’est évité pendant un mois, après ça. Puis on a commencé à faire connaissance. Je lui racontais des trucs que même ma mère savait pas sur moi. Alors que ma mère, putain … j’lui disais tout, je lui racontais toute ma vie. J’suis passé de cette confidente privilégiée à un autre confident privilégié. Et réciproquement, je savais tout de lui. Et c’est lui qui m’a amené à être comme je le suis aujourd’hui. A vouloir tout savoir, tout connaître, tout … tenter. »

A FINIR TROLOLOL

VOTRE CARACTÈRE

- Pourquoi parler de mon caractère ? demanda-t-il à la psychologue, légèrement irrité. Est-ce qu'elle était idiote pour ne pas comprendre qu'il ne désirait pas parler de lui ?

- Parce que vous voulez en finir avec ces séances et que prendre conscience de vos défauts serait un pas vers la sortie ? Vous pourrez retrouver un travail, trouver l'amour, fonder ...
- Alors quoi ? Oui je suis violent, et vulgaire, et parfois même un peu sadique. Je sais tout ça. Qui vous dit que je n'en ai pas conscience ? Et qui vous dit qu'il serait intéressant pour moi de changer ? Je n'en ai pas envie. Quant à fonder une famille - parce que c'est ce que vous alliez dire, n'est-ce pas ? - et bien ... je suis mort de rire.

Il ne riait pas. Son ton oscillait entre l'ironie et le cynisme. Il n'aurait jamais plus de personne à aimer. Il était libre et comptait bien le rester, coûte que coûte. Il détestait les obligations. En revanche, trouver un travail ... Mais avec du combat, et peut-être même des armes, dans ce cas-là. Quoiqu'un policier se corrompt vite et qu'un militaire n'est pas la personne la plus saine du monde déjà à la base. Alors Eden ... Petite perle de vice. Il ne remplirait pas très longtemps ses fonctions comme il le devrait.
Un prospectus sur le bureau de sa psychologue attira son regard et il le prit sans lui demander la permission. Depuis quand était-il poli, hein ?

- L'Horizon ?

Un sourcil se fronça sous sa lecture attentive.

- Ah ! Ils cherchent des psys. Ça a l'air d'être un asile de fous pour jeunes. Une maison de fous quoi. Je vois mal pourquoi vous ... Professeur de combat ?

Une maison de fous. Alors il y trouverait certainement sa place. Un éclat démentiel teintait son regard. Eden venait de trouver le métier idéal pour lui. La passion soudaine faisait toujours naître des étoiles dans ses yeux. Son ambition venait surtout d'être ravivée de manière plus que brutale. Cependant, ce fut avec un calme contrôlé qu'il reposa le prospectus sur le bureau.

- Mon caractère, vous disiez ?

Elle prépara son stylo pendant qu'il prenait le temps de réfléchir et de choisir ses mots.

- Je suis très différent de ce que l'on pourrait attendre de quelqu'un qui s'appelle Eden. Je ne suis pas du tout angélique. Loin de là. Si je devais me comparer à un personnage édénique ... Non, ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas le serpent. Je suis de ceux qui croquent la pomme.

Il n'était pas influençable comme Eve ou Adam. Il n'était pas naïf ; c'était le goût de l'interdit qui l'appâtait. C'était interdit donc c'était quelque chose qu'il devait faire. Le serpent dans l'histoire, aurait sans doute été Ange, réalisa-t-il avec une pointe de regret.

VOTRE ARRIVÉE AU PENSIONNAT

Une dizaine de lignes minimum. N'oubliez pas de tenir compte du fait qu'à priori, votre venue à l'Horizon n'est pas vraiment un choix délibéré. On vous a manipulé, vous n'aviez nulle part ailleurs où aller, on vous a envoyé là bas parce que vous deveniez ingérable : bref, ça n'est pas la destination de rêve par excellence. Sauf si vous êtes taré à la base - ce qui est tout à fait possible.

RP LIBRE

Dans cette dernière partie, vous écrivez ce que vous voulez, sur le sujet que vous voulez, à partir du moment que ça a un rapport avec votre personnage. Il peut s'agir d'une scène de son passé, de ses pensées, de son aspect physique, de ses goûts, d'un souvenir, d'un rêve, de sa plus grande peur, de son animal de compagnie... N'importe quoi que vous voulez partager. Pas de lignes minimum demandées, mais essayez de faire quelque chose de travaillé ! ;)


DERRIÈRE L’ÉCRAN

• PRÉNOM ou PSEUDO : Paprika, ou Papillon Princesse. Ouais.
• SEXE : Ornithorynque. On y revient toujours.
• AGE : 18 ANS PRESQUE 19
• COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Euh ... Bonne question !


Revenir en haut Aller en bas
 
EDEN EST LA AVEC SON PARADIS. Ou pas.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Présentation du personnage-
Sauter vers: