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 « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED

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Noa Margaret

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Sexe : Féminin Messages : 118
Age : 25 Inscrit le : 13/02/2012

MessageSujet: « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED   Mar 14 Fév - 2:37


« Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. »
88888888888888 Maine De Biran

    ....................................... IDENTITE

    888 NOM : Margaret
    888 PRÉNOMS : Noa-Jane
    888 SEXE : Masculin
    888 AGE & DATE DE NAISSANCE : Je suis né le 5 octobre, et j'ai 19 ans.
    888 NATIONALITÉ : Britannique de par mon père, et japonais de par ma mère.
    888 ORIENTATION SEXUELLE : OPEN BAR !


    ....................................... DESCRIPTION PHYSIQUE


    «  You shoot me down, but I won't fall
    .............................I'm the Titanium... »

    Mes parents m'ont appelé Noa. Noa-Jane, même. Quelle drôle d'idée ont-ils eu en me dotant d'un tel nom? Pensaient-ils naïvement que cela serait simple à porter? Tss, je déteste ce genre d'idées peu réfléchies. Et pourtant, n'allez pas croire que ce patronyme m'ait causé du souci, bien au contraire...
    Je suis globalement très banal. Pire que banal, même. Je corresponds au type japonais sous tous les angles. C'est terriblement ennuyeux et pratique à la fois. Je peux être partout et nulle part à la fois, sans qu'on ne s'aperçoive de ma présence. C'est un véritable don, d'une certaine manière, d'être transparent.
    Transparence. J'aime ce mot, j'aime ce qu'il représente. Cela ne veut pas dire inexistant, cela veut juste signifier que l'homme est incapable de le voir. Une faiblesse chez cette espèce qui se révèle être un avantage pour moi.
    Au Japon, soyez blond et vous serez comme une étincelle dans le noir; vous attirerez tous les moustiques et les papillons nocturnes. Vous ne vivrez jamais tranquille, serez traqué, adulé ou détesté, mais poursuivi par la différence et l'intolérance de ce monde. Soyez blond, puis teintez vos cheveux de lumière en noir, l'intelligence vous sera offerte, car vous observerez les insectes en vous moquant avidement de leur sottise. La plus grande réussite d'un homme est d'être capable de représenter la transparence, tout en se sachant rayonnant et en ayant conscience de dissimuler sa différence pour mieux se satisfaire des autres. Cet être supérieur en tous points, à mon avis, c'est moi.
    Je n'ai jamais été observé, critiqué. Je suis au bord de la falaise, poussé par ma banalité et retenu par ce que je pourrai appeler ma beauté. Être commun et vilain est, en soi, encore moins avantageux que d'être blond. Alors qu'être commun et beau permet de vivre entre les extrêmes, de manière terriblement facile et agréable.
    Mes cheveux sont noirs, mes yeux sont noirs, ma peau est claire. Je pourrais jouer dans un film des années cinquante que cela ne choquerait personne, pas même moi. Je me suis peut-être trompé de génération, au final. Je n'ai pas réellement de coupe, juste des cheveux qui me tombent un peu sur les yeux; je les coupe régulièrement mais la nature reste maîtresse, chez moi. Enfin, je ne lutte pas spécialement non plus. Mes yeux sont allongés, en amande, comme tous mes pairs, et ils sont noirs. Mes sourcils sont noirs, bien dessinés et tout aussi bien courbés. Le contour et les traits de mon visage sont fins, symétriques et peu anguleux. Mon nez est ni trop droit ni trop relevé, mes lèvres sont ni trop épaisses ni trop fines. Au final, je fais une description pour pas grand chose. Je pourrais résumer mon apparence en une phrase: je suis ni trop l'extrême ni trop l'autre extrême. On ne me remarque pas. Et si pour une raison ou pour une autre, un regard me détaille, jamais on ne se moque de moi. J'ai plus tendance à recevoir des éloges dans cette situation. Je ne m'en vante pas non plus.
    Ma silhouette est tout aussi banale. Je mesure un peu plus d'un mètre soixante-dix, ce qui représente la taille moyenne des japonais. Je ne sais plus combien je pèse, mais sachant que je mange correctement et que je ne suis pas un grand sportif, je dois me situer également dans la moyenne. S'il fallait des détails, je dirai premièrement que je n'ai pas les épaules trop carrées, même pas du tout. Je ne suis pas musclé non plus, rien d'un macho viril et bourru comme on peut en trouver à tous les coins de rue. A croire que ce prénom si étrange et si peu masculin m'a formaté et éduqué. Finalement, Noa-Jane, ce prénom si étrange et si peu masculin, m'aurait servi? Tss, allez savoir.

    ............ DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE



    «  My dreams, they've got to kiss, 'cause I dont get sleep...

    Voilà le plus intéressant de ma présentation, je suppose. Peut-être vous en êtes vous rendus compte à la lecture de ma description physique mais je ne suis pas vraiment banal, en réalité. Ou plutôt, je suis le genre de gars qui cherche absolument à paraître banal pour éviter qu'on le soupçonne de ne pas l'être. Quelle technique machiavélique, n'est-ce pas? A m'en souvenir, j'ai toujours agis ainsi; me cacher derrière l'image du camarade sympathique m'a toujours paru évident. Avoir des amis est quelque chose qui peut sembler simple, mais l'amitié demande de nombreux efforts. Et encore, est-ce vraiment de l'amitié? Sans plus. Disons-le ainsi, je suis totalement abject. Enfin non, je suis juste très égoïste. Je ne suis pas sûr que tous les égoïstes soient abjects, en fait.
    La première impression que vous aurez de moi ne sera certainement pas l'essence de mon égoïsme, car vous ne percevrez que ce que je veux bien vous montrer de moi. Vous me trouverez auprès de camarade, à rire autour d'un manga ou à parler de la météo. Mon sourire banal ne vous rendra pas jaloux mais vous me trouverez immédiatement sympathique. Bien que je ne parle pas trop, et encore moins pour rien dire, on m'aime bien. Sans avoir envie de faire davantage connaissance avec moi, vous apprécierez de passer un peu de temps en ma compagnie. Vous prendrez mon numéro de téléphone parce qu'on aura passé un bon moment et vous me proposerez tout naturellement d'aller faire un karaoké, comme les amis les plus banals de ce monde. Voilà l'effet que je procure à la majorité de mes rencontres, à conditions qu'elles soient saines d'esprit et aptes à parler à quelqu'un sans l'injurier, ce qui n'est pas toujours évident, croyez-moi.
    Derrière cette attitude de jeune homme agréable sans être plus intéressant que cela, je suis quelqu'un de terriblement effrayant. Tss, j'en fais un peu trop. Disons juste que je n'apprécie pas la compagnie des autres. Ils sont naïfs et leur vie ne tourne qu'autour du lycée, du sport qu'ils font, de leurs petites amies. Ennuyant au possible! Je déteste ce genre de personnage. Je déteste ce genre de routines pâles et amères. Si je m'oblige à avoir une vie sociale avec des gens inintéressants, c'est pour l'alibi. Avoir un alibi est quelque chose de plus important encore que d'avoir une preuve. Et paraître normal, banal, sain et équilibré est un alibi insignifiant mais tellement terrifiant. Et avoir un alibi, avec un esprit comme le mien, c'est tellement rassurant...
    Avoir un alibi, c'est pour l'apparence, donc. Parce qu'à l'intérieur, je suis un être plus noir que blanc. Je suis inexorablement attiré par le morbide. Noir, sombre, glauque. Je passerai ma vie à m'intéresser à l'incohérence humaine, à traquer les meurtres et les viols. A rechercher les détraqués, à observer le sang qui coule. Je jouis des cris et de la douleur des gens, sans équivoque. Non pas que je veuille les faire souffrir, je ne suis pas sadique ni masochiste, juste une attirance très forte pour la mort. Tellement forte que je garde en moi l'envie de transmettre la mort. Cette passion a surement toujours sommeillé en moi, j'en suis certain. Seulement, un incident survenu pendant mon adolescence m'a révélé cette amour pour le morbide.
    Pour cacher cet aspect sombre de ma personnalité, je m'efforce de passer pour un camarade agréable et tout à fait normal. Mais je ne suis pas asocial pour autant; et je peux tout à fait lier une amitié avec quelqu'un qui accepte et partage mon excentricité. Ou bien s'il est intéressant d'une manière ou d'une autre. Je n'accorde pas ma confiance et mes sentiments à quelqu'un qui ne m'apporte que de l'ennui. Mais ce stratagème n'est pas inscrit sur mon front, et les rares qui remarquent que je ne suis pas honnête sont généralement des gens intéressants. Avec ceux que je choisis comme étant mes amis, je suis généralement généreux, attentif et compréhensif. Je ne parle toujours pas pour rien dire, et n'apprécie pas spécialement les gens qui sont bavards sans raison.
    Sexuellement, je n'ai jamais spécialement réfléchi à mon orientation. Ma passion du morbide et mon jeu de gentil lycéen banal ont toujours pris plus de place dans ma vie que l'amour. Il m'est malgré tout arrivé de sortir avec des filles gentilles, mignonnes et banales, ennuyeuses à mourir; l'unique cause de ce sacrifice étant mon désir de paraître comme les autres. Je me suis aussi essayé aux garçons, ce qui ne m'a pas du tout déplu. Je prends ce qui vient sans me poser de grandes questions.
    Tout ce que je fais en public est chronométré et contrôlé pour toujours avoir l'air banal. Les études ne m'intéressent pas, je trouve cela plutôt facile, mais je m'oblige à ne pas avoir une place dans le haut du tableau. Ce que je préfère, malgré tout, ce sont les mathématiques. La logique, je trouve ça intriguant. D'autant plus que je fais le parallélisme avec les tueurs en série. Ont-ils réellement une logique? Oui, même dans leurs actes irréfléchis, il y a une once de continuité. La psychologie du criminel, je la ressens et la comprends, je la partage.
    J'aime être entouré d'un environnement rangé, clair, ordonné. Je ne suis pas maniaque du ménage mais j'apprécie grandement que rien ne traîne par terre et que les livres soient bien visibles dans la bibliothèque. Les animaux ne me dérangent généralement pas, mais j'ai une sainte horreur des mantes-religieuses. Heureusement qu'elles ne pullulent pas comme les fourmis ou les mouches. Toujours dans les détails, je suis très friand de nourriture traditionnelle japonaise; je m'habille de manière simple: sweat et jean lorsque j'ai la chance de pouvoir être décontracté. Et bien que je n'aime pas les couleurs trop vives, il m'arrive de porter des teintes pastel. Je n'ai aucune relation particulière avec l'argent, je suis certes plus fourmi que cigale mais ce n'est pas pour autant que je suis radin.
    Avec cette description, vous penserez peut-être que je n'assume pas mon esprit malsain. Cela ne m'énerve pas que l'on imagine cela; mais sachez juste que je n'ai tout simplement pas envie de partager cet aspect de ma personnalité avec tout le monde. Est-ce un crime?


Dernière édition par Noa Margaret le Jeu 1 Mar - 5:30, édité 6 fois
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Noa Margaret

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MessageSujet: Re: « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED   Mer 15 Fév - 19:16

    ....................................... HISTOIRE


    «  Cause you and I, we were born to die.»

    I - « Dis, Noa. Pointe ce couteau sur moi et aime-moi comme jamais. »

    Les menottes lui scient les poignets. Il sent l'acier goûter à son sang, pour une raison qu'il ne comprend même pas. Le couloir lui semble tellement long, et il a mal aux jambes. Depuis combien de temps marche-t-il? Derrière lui, il sent la pression de deux hommes en uniforme. Des policiers, sûrement. Ceci expliquerait cela. On lui intima de tourner dans une pièce, où on lui proposa une chaise. Sans hésiter, il accepta l'offre, et savoura de ne plus avoir à errer sans but. Les deux hommes quittèrent la pièce. Il était seul, face à un miroir qu'il identifia comme étant une vitre sans tain. Allait-on l'interroger, comme dans les films? Allait-on le pousser à admettre sa culpabilité?
    Elle était si belle, ses cheveux noirs habillaient ses épaules frêles. Ses yeux sombres; ses lèvres rouges; sa peau blanche. Elle était superbe. La beauté à l'état pur, un véritable diamant. Allongée là, dans l'herbe humide, elle transpirait le fantasme et l'érotisme.


    -Noa-Jane Margaret, vous a-t-on bien stipulé vos droits?

    Le jeune homme hocha silencieusement la tête. Il ne souriait pas, paraissant abattu par la situation. Il releva un regard fatigué et anéanti. Il fallait qu'il ait l'air accablé par cet interrogatoire, par tout ce qu'il lui arrivait... C'est de cette manière qu'agirait un jeune homme normal. Il observait cet homme qui récitait ses questions tellement scolairement que c'en était pathétique. Les rides enlaidissaient son visage; ses yeux ternes suggéraient une lassitude sans faille. Il paraissait totalement désintéressé, ennuyeux, ennuyé. Il l'interrogeait sans en avoir envie, et c'en était méprisant.

    -Vous répétez sans discontinuer que Miss Verity James s'est suicidée, et que vous avez découvert son corps, c'est bien ça.

    Noa acquiesça une fois supplémentaire, affichant un air triste et meurtri. Le policier, visiblement réactif à la détresse naissante de son interlocuteur, se redressa soudainement. C'était tellement facile, de manipuler les gens. L'homme ne croit que ce qu'il voit, mais il ne voit pas souvent la réalité. Il hésita avant de continuer l'interrogatoire, paraissant choisir davantage ses mots afin de ne pas affecter Noa.

    -Sir Patrick James a pourtant affirmé que vous étiez sur les lieux au moment de l'accident...

    Elle était si belle, avec ce couteau planté entre les deux seins. Elle m'attirait tellement, maintenant qu'elle m'avait devancé. Sa bouche entrouverte ne serait plus jamais repeinte de rouge-à-lèvre, ses yeux noirs garderaient la sérénité de l'instant. Contre toute attente, elle avait été heureuse, dans ses derniers instants, dans ses derniers souffles. Elle jouissait d'un bonheur incomparable. Elle savourait pour la première fois son égoïsme.

    « Dis, Noa. Pointe ce couteau sur moi et aime-moi comme jamais. »

    Le sang coulait, salissant son corps. Noyée dans ce désir de vengeance et d'égoïsme, elle vivait le plus beau moment de sa vie. Elle vivait avec ce trou béant qui lui transpercé le coeur. Sa vie commençait enfin; elle vivrait, plus vivante que jamais, ma première rencontre avec la mort.

    ----- Affaire Verity James: C'était un suicide.
    Le jeune ami de la victime avait été arrêté le jour-même du drame. Considéré comme un adolescent agréable et sans problème par son entourage, les témoignages et les preuves convergent vers l'hypothèse du suicide. Les proches de Verity indiquent que c'était une enfant calme et agréable, mais qu'elle ne s'était jamais remise de la mort de son jeune frère, Nathan James, une dizaine d'années auparavant. Les empreintes sur l'arme du crime, un couteau qui appartenait à la famille James, sont celles de la jeune victime. L'autopsie a également révélé que cette conjecture était tout à fait plausible. L'affaire est considérée comme classée.


    Noa se saisit d'une paire de ciseaux et entrepris la découpe de l'article. Admirant le bout de papier, il dégagea de son sac de cours un petit carnet noir. Tournant rapidement les premières pages, il s'arrêta sur l'unique photo du bloc-note. C'était également la seule prise où lui et Verity posaient ensemble. Il sourit tristement, et caressa l'image. Il colla l'article de journal sur la page d'en face et s'empara d'un crayon.

    « Affaire Nathan James: mort non-accidentelle. Coupable: Patrick James. Mobile: Alcoolisme. »
    « Affaire Verity James: mort non-accidentelle. Coupable: Noa-Jane Margaret. Mobile: inconnu. »


    II - « Je suis l'humble disciple de Sherlock Holmes et je vais t'aider à résoudre cette enquête »

    Citation :
    Au cours de ma longue et intime relation avec Sherlock Holmes, je ne l'avais jamais entendu évoquer sa famille et presque jamais sa propre enfance. Cette réticence de sa part avait renforcé l'impression d'insensibilité qu'il produisait sur moi, si bien que, parfois, il m'arrivait de le considérer comme un phénomène singulier, un cerveau sans coeur, aussi déficient sur le plan de la compassion pour les hommes qu'il les surpassait en intelligence. Son aversion pour les femmes et sa répugnance à se faire de nouveaux amis étaient toutes deux symboliques de son caractère dépourvu d'émotion, mais pas autant que l'absence complète de toute allusion aux siens. J'en étais venu à penser qu'il était orphelin, sans parents vivants. Mais un jour, à mon très grand étonnement, il se mit à me parler de son ...
    L'interprète grec, Arthur Conan Doyle

    Un grand bruit fit sursauter le lecteur, qui eut le réflexe de fermer son livre. Le petit garçon aux cheveux noirs se leva lentement, et tendit l'oreille. Maintenant concentré, il était capable de percevoir des cris provenant du sous-sol.

    « Une dispute? » pensa-t-il immédiatement.

    Ses parents n'étaient pas du genre à s'embrouiller. Plutôt fusionnels, ils s'étaient rencontrés durant l'adolescence, lors d'un voyage scolaire. Son père, Matthew Margaret, était dans un lycée privé très bien côté et très cher, aussi. Noa le savait, parce que d'après les discussions concernant son éducation, son géniteur souhaitait qu'il intègre également ce prestigieux établissement. Le voyage organisé par l'école l'avait mené, lui et ses camarades, au Japon. Le pays du soleil levant commençait tout juste à développer ses usines de micro-technologie et n'attirait pas les étrangers autant qu'aujourd'hui. Malgré tout, Matthew s'était plu sur au milieu de tant de conservatisme. Il avait fait la connaissance de son actuelle épouse, Mari Hoshigawa, en plein Tokyo, en la bousculant. Très film romantique; tellement que Noa avait eu du mal à y croire. D'après leurs dires, ils avaient dû se quitter de force mais s'étaient retrouvés des années plus tard. Depuis, ils vivaient ensemble les meilleures situations comme les pires. C'était pour toutes ces raisons que le petit garçon ne croyait pas à cette querelle. Il posa le livre sur le guéridon à côté de son fauteuil et décida de descendre discrètement au rez-de-chaussée. Il fut plus silencieux qu'un loup dans l'escalier et s'arrêta en bas de celui-ci. Les mots et les voix étaient suffisamment clairs pour qu'il ne soit pas nécessaire de s'approcher davantage. En réalité, c'était deux hommes qui discutaient très -trop?- bruyamment, parmi lesquels son père.


    -Tu dois découvrir la vérité, Max ! N'es-tu pas devenu détective dans la police pour trouver qui a tué ta soeur?

    Noa connaissait Max. C'était un très bon ami de son père, qui travaillait pour la police. Ce fut, cependant, une très grande surprise d'apprendre que la soeur de Max avait été victime d'un meurtre. Sans réfléchir, Noa s'introduisit dans la pièce et se posta devant la porte, main sur les hanches, plus déterminé que jamais.

    -Max, je suis l'humble disciple de Sherlock Holmes et je vais t'aider à résoudre cette enquête !

    Les deux hommes découvrirent Noa. Leur étonnement était sans équivoque, mais rapidement, le visage de Matthew tourna au rouge. La moutarde lui piquant le nez, il n'hésita pas une seconde avant de gifler son fils. Le petit garçon ressentit une douleur brûlante, et posa instinctivement sa main froide sur sa joue. Il garda les yeux baissés, sans comprendre la réaction de son père.

    -Noa-Jane (cela n'annonçait rien de meilleur que son père l'appelle ainsi, par son nom complet !), qui vous a appris à écouter aux portes et d'interrompre une discussion sérieuse comme vous venez de le faire ! Veuillez retourner dans votre chambre pour réfléchir aux conséquences de vos actes ! Nous reparlerons de cet incident plus tard.

    L'enfant rejoint ses appartements, comme lui avait ordonné son père. Ses parents ne le frappaient jamais. Une fois, peut-être, il avait fait un caprice et, désemparée, sa mère l'avait giflé. Mais jamais devant quelqu'un, et encore moins pour une raison si futile ! Il s'installa dans son fauteuil, et demeura silencieux pendant trois bonnes heures, n'osant même plus toucher au livre de Sherlock Holmes. Cette éternité passée, il entendit les pas de son père dans l'escalier, puis dans le couloir. Lorsqu'il frappa, Noa ne réussit même pas à autoriser l'homme à entrer, bloqué par le choc et par son mutisme passager. Son géniteur prit malgré ce silence la peine d'ouvrir la porte et de rejoindre l'enfant.

    -Je suis désolé, Noa. Je n'avais pas à vous frapper ainsi.

    Matthew s'était accroupis à côté du petit fauteuil. Tendrement, il avait posé sa main sur celle de son fils.

    -Max ne s'est jamais remis de la perte de sa soeur. Je ne veux pas le voir souffrir davantage; mais il se tue dans l'ignorance. Ce sujet est réellement très sensible, et votre conviction était très mal venue dans cette conversation.

    Noa releva la tête, croisant le regard désolé de son père. Le petit garçon comprenait finalement la raison de l'acte brutal de son père. Il saisit la main de son père.

    -Je ne savais pas, Papa. Je m'excuse. Max a dû être vraiment gêné que j'entende cette histoire; et encore plus que je la compare à un roman. Je n'ai vraiment pas réfléchi.

    L'adulte compréhensif sourit, pardonnant l'imprudence du petit garçon. Contrairement à ce qu'il pensait, Max n'avait pas du tout mal réagi. Il s'était contenté d'apprécier l'innocence de cet enfant, et cela l'avait motivé davantage. Jugeant cependant qu'il fallait que son fils comprenne l'enjeu de cette gifle, Matthew préféra taire sur quels bonnes appréciations son vieil ami l'avait quitté. Il passa tendrement la main dans les cheveux noirs de Noa.

    -Tu sais Papa, Sherlock Holmes, c'est vraiment mon héros. Je veux devenir comme lui et trouver tous les meurtriers du monde ! Je serai plus malins qu'eux et ils iront en prison.
    -On verra ça, d'accord. Mais en attendant, Sherlock Junior, il va aller prendre son bain.

    Les rires s'estompèrent avec le bruit de l'eau qui coulait dans la bain.


    III - « Regardez-le, c'est le type qui a tué Verity ! »

    Partout où il allait dans cette ville, il sentait les regards se poser sur lui, les langues de vipère parler dans son dos, et les accusations fuser sans interruption. C'était légèrement désagréable pour lui, mais il se rendait compte que les plus meurtris de cette situation étaient ses parents. Il les surprenait parfois à discuter à voix basse de la situation, sa mère étouffant des sanglots douloureux. Cette histoire les atteignait de plein fouet. Leurs collègues n'hésitaient pas à leur poser des questions dérangeantes, à exprimer leurs doutes quant à l'implication de Noa dans cette affaire. Les commerçants n'avaient aucun remords à colporter des ragots vicieux à leur sujet.
    Pendant de nombreux mois, le souvenir de Verity hantait ses nuits. Il regrettait lui-même d'avoir cédé à cette pulsion. Il n'aurait jamais dû lui offrir la mort. Il aurait dû se contenter de la prendre dans ses bras et de lui demander d'oublier la vérité quant au décès de son frère. Il aurait dû la serrer si fort qu'elle n'aurait pensé qu'à cette douleur physique. Il aurait dû l'emmener dans un autre monde, sur une autre planète. Ou mieux, il s'en voulait de l'avoir aidée à découvrir la véritable histoire de sa famille.


    « Verity, tu me manques atrocement... »

    Elle allait mal, elle souffrait. Elle passait sa vie, jours et nuits, à essayer de satisfaire sa douleur. Elle tournait autour de ce terrible destin comme un papillon de nuit autour d'un soleil. Elle s'était totalement oubliée, n'aimait plus rien. Elle paraissait normale, simple, calme, gentille. Elle n'était pas expressive, mais n'était pas du genre à vous renvoyer du regard par pur plaisir. Elle était comme lui: un être noir recouvert par une épaisse couche de peinture blanche.
    Ils s'étaient rencontrés le premier jour de lycée. Le destin avait tragiquement bien fait les choses: ils s'étaient retrouvés dans la même classe. Un jour avait suffi à Noa pour percevoir sa noirceur. Une heure avait suffi à Verity pour sentir son hypocrisie. Dans cette classe, Noa s'était intégré sans mal à une bande de garçons plus bourgeois les uns que les autres. Ils ne se moquaient pas de ses origines asiatiques car il était d'une famille renommée et aisée. Ils l'appréciaient sans le connaître, superficiellement et le jugeaient comme étant un type sur lequel on peut compter, à l'écoute, prêt à rire et à passer de bons moments entre amis devant un jeu vidéo. Noa passait le temps avec eux en la surveillant du coin de l'oeil. Cette fille silencieuse, seule, sombre. Elle ne parlait jamais à personne, lisait pendant les pauses. Elle était noire; ses cheveux noirs, ses yeux noirs, son être noir. Elle le faisait frissonner d'envie et de désir. Il ressentait cette passion le consumer lentement. Il avait envie d'elle, de ses jours, de ses nuits, de sa vie, de sa mort. Le jour où ils s'étaient retrouvés pour la première fois, par le plus grand des hasards, c'était en compagnie d'un cadavre. Le corps gisait à leur pieds, gorge ouverte comme chez un cochon, le sang visqueux liant la terre et la peau. Ils s'étaient regardés longtemps, sans prendre conscience des secondes qui s'échappaient. Ils n'avaient pas appelé la police, et s'étaient contentés de suivre l'enquête de derrière le journal et la télévision. Leur amitié morbide avait commencé comme ça, il était logique qu'elle se termine de la même façon. Pourtant, même si Noa essayait de s'en convaincre, dans son coeur, il avait perdu une amie intime et unique. La seule qui ait partagé sa lugubre passion, qui l'ait compris de manière inconsidérée. Tellement compris, qu'elle a savouré de mourir de sa main. Et sans se mentir, Noa avait frissonné lorsqu'il avait senti la chair se déchirer sous la lame aiguisée. Il s'était senti plus vivant que jamais.
    Noa était dans sa chambre, plongé dans un polar, noyé dans les mots et l'adrénaline de cette intrigue qui le passionnait. Il n'entendit pas ses parents monter à l'étage, et fut surpris d'entendre la porte s'ouvrir.


    -On a frappé mais comme vous n'ouvriez pas, nous nous sommes permis d'entrer.

    Noa corna la page de son livre, se disposant à écouter ses parents. Il sourit sans retenue, les excusant de cette interruption. Le jeune homme avait toujours apprécié ses parents pour l'éducation qu'ils lui avaient donné, le goût de la lecture que sa mère lui avait transmis et la logique que son père lui avait enseigné. Tous les deux étaient des gens très sains, honnêtes et droits. Noa les respectait terriblement pour ce qu'ils étaient, ses parents, et pour avoir toujours fait ce qu'ils voulaient faire. A chaque fois qu'ils avaient entrepris quelque chose, ils avaient réussi à atteindre leur but et à le parfaire. Ces convictions, ces promesses, toujours tenues, étaient pour Noa remarquables. Il s'était promis, lui aussi, d'aller jusqu'au bout de ce qu'il croyait être le meilleur pour lui, et de répondre à ses propres attentes et désirs. Et puis, sans élaborer de profil psychologique, Noa aimait sincèrement ses parents. Avec eux, il était toujours à l'aise. Et s'il ne dévoilait pas le fond de ses idées noires, ses parents savaient qu'il se passionnait pour les contes policiers et les enquêtes. Ils voyaient en lui un bon inspecteur et étaient fiers de lui.

    -Noa, je... Nous avons pris une décision très importante. Nous allons déménager.
    -Je m'en doutais, et je vous comprends tout à fait. Veuillez sincèrement m'excuser pour cette terrible histoire. Elle me touche énormément, mais je me doute qu'elle vous est encore plus difficile à supporter.

    Mari s'approcha de son unique fils et lui prit les mains. Elle luttait contre les larmes, soulagée d'avoir le consentement de son bébé. Elle ne pouvait plus vivre ainsi, avec la ville entière au dessus de sa tête. Son honnêteté et sa bonté la perdraient inévitablement un jour ou l'autre, et elle ne voulait pas que le suicide de Verity les mène, elle et sa famille, au bord du gouffre.

    -Ce que votre mère ne vous a pas encore dit, c'est que nous déménageons au Japon. Comme Mari vous a enseigné le japonais, vous n'aurez aucun mal à vous intégrer dans ce pays. Et nous avons déjà trouvé du travail, une maison, un nouveau lycée pour vous. En réalité, si nous partions ce soir, il n'y aur...
    -Au Japon? Êtes-vous sûrs que ce soit une bonne idée? Je veux dire, je suis en milieu de l'année scolaire, je risque de perdre pied dans un tout nouvel environnement.

    Une moue transcenda le visage de Matthew et Mari qui échangèrent un regard. Qui allait parler, peut-être? Noa sentait que quoi qu'il dise, quelques soient les arguments qu'il avancerait, rien ne changerait à la décision qu'avaient prise ses parents. Pendant de longues heures, les trois membres de la famille Margaret discutèrent sur ce changement majeur, concluant sur la date du déménagement.
    Avion, mont Fûgi, temples reculés dans la forêt, villes illuminées, premiers tremblements de terre, lycée, pensionnat, sushis, second tremblement de terre, ramens, cerisiers en fleurs.
    Maintenant !


    ....................................... GROUPE A CHOISIR

    JOYS CIRCUS SHADOWS TRALITY

    En voilà une bonne question. Shadows, non, trop normal en superficie. Circus, non, n'est pas farceur ni digne d'un artiste de cirque. Et maintenant, je suis vraiment désolée, mais j'ai besoin d'être conseillée. J'aurai plus tendance à le mettre dans JOYS puisque, même s'il ne parle pas pour rien dire, il est de ceux qui rient et s'amusent entre amis, superficiellement. Mais si on doit considérer son véritable caractère, alors je le mettrai plus TRALITY. D'une certaine manière, comme c'est une histoire de groupe, si Noa est JOYS, il peut agir comme il en a l'habitude, même s'il ne partage pas sincèrement leurs convictions. I NEED UR HELP !
    Edit : J'accepte d'être parmi les JOYS, même si Noa ne sera pas très démonstratif, il n'en sera pas moins un ami très agréable. Quel bon acteur, ce petit !


    ....................................... SONGS

    Titanium , David Guetta & Sia
    Feel Good Inc. , Gorillaz
    Born to die , Lana Del Rey


Dernière édition par Noa Margaret le Jeu 1 Mar - 5:31, édité 5 fois
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Chōji
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MessageSujet: Re: « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED   Jeu 16 Fév - 3:35

  • Bonjour et bienvenue sur No Matter ! :-)

    Pour commencer, je suis fan de ton avatar, simplement parce que le manga dont il provient est fabuleux et ingénieux. Et tu as su écrire à la hauteur de ce dernier, je t'en félicite. ♥

    La desc. Physique :
    Chapeau, pour décrire un "Monsieur Tout le Monde" il faut un certain talent, et tu l'as. J'ai beaucoup aimé te lire, mot à mot. Ce qui est très rare chez moi, donc tu peux le prendre comme un compliment. Ton écriture se lit bien à l'oral, ce qui la rend très agréable (surtout à mes yeux, qui relis toujours tout haut mes propres écrits.)
    Enfin, même si tu le dis être banale, rien qu'a ta façon de le dire, c'est clair que toi, autant que Noa, ne l'êtes pas ! ;-)

    La desc. Mentale :
    Qu'est-ce que je disais ? (Ouais je lis et décris en LIVE.) En effet - C'est très sadique comme personnage. Mais on en a bien besoin ici !

    "Sans plus. Disons-le ainsi, je suis totalement abject. Enfin non, je suis juste très égoïste. Je ne suis pas sûr que tous les égoïstes soient abjects, en fait. "

    J'aurais plutôt dis HYPOCRITE à ce stade ! /VLAN. Mais t'en fais pas, même si il était abject, nous l'aurions aimé ce petit ♥
    Bref, nous arrivons à la partie ou tu donnes des explications plus nettes du pourquoi-du-comment. Être ainsi devient tout à fait logique, quand on raisonne avec toi. Et j'ai trouvé cet effet très comblant. (En temps normal, on est frustré de ne pas comprendre un personnage complexe.) - (Et j'ai remarqué qu'on devait absolument RP ensemble car ca ne peut que créer une relation de dingue.)
    Tu donnes énormément de petits détails sur la fin, c'est un truc que peu de gens prennent la peine de faire, franchement, j'ai l'impression de le connaître, et d'avoir envie d'en savoir plus.

    L'histoire
    C'est ICI que tout devient intéressant. Ton histoire est époustouflante dès les premières lignes (Surtout avec la musique que je t'ai passé). On entre dedans comme dans du beurre. :-)

    __________________________


    "Allongée là, dans l'herbe humide, elle transpirait le fantasme et l'érotisme. "
    Ceci est la phrase qui m'a envouté. Les mots sont délicieusement choisis. Je les ai engloutis comme un dessert, un flan, quelque chose de doux mais au gout puissant.

    Néanmoins, petit bémol.
    "Étendue là, son magnifique corps inerte, elle respirait l'envie et l'érotisme."
    Ou tu répètes a peu près la même chose. J'sais pas si c'est voulu, mais ca m'a gêné. Les répétitions sont vraiment un point où il faut mettre toute son attention. ;-)

    J'aime beaucoup que les rares chapitres que tu donnes soient ceux des gros évènements de la vie de Noa. On passe d'une affaire grave à une vie plus calme d'un seul coup, pour repartir ensuite, et quelque part ca nous donne à la fois énormément d'infos et pourtant beaucoup de questions ! On se ronge les ongles, une fois de plus ! Et au risque de me répéter : Ton écriture est une véritable mélodie ♥

    Un petit retour en arrière pour dire que j'ai tout de même relu rapidement la partie sur les parents de Noa. Vraiment, c'est un souffle d'air frais dans l'histoire. La preuve, j'ai voulu vérifié de ne pas avoir raté quelque chose, et l'ai donc vite relu pour être sur de moi avant de reprendre où j'en étais, c'est à dire à l'apparition de Max.
    __________________________


    On replonge de suite dans l'affaire, un peu comme après deux minutes de pubs sur TF1 pour reprendre nos précieuse série ! Comme tu l'as dis toi même, tu l'as écrite de plusieurs façons. Et tant mieux! Une partie aussi robotique/brusque que l'enquête du début tout le long, je pense que cela aurait été très ennuyeux. Le fais de partir sur plusieurs tons fais qu'on se laisse plus facilement guider. (Peut-être même que cela permet une meilleure assimilation ?)
    Mais le fait qu'il y ait énormément de dialogues sur l'avant dernier chapitre fait beaucoup de bien. Personnellement, j'ai l'impression que c'est comme si l'histoire devenait de plus en plus clair, syntaxiquement parlant.

    __________________________

    Et VLAN on revient à cette écriture presque automatique, abrupte comme une montagne : Tu ne nous laisse pas nous endormir, et c'est pas plus mal ! Le repos, c'est bien, mais il faut savoir nous tenir concentrés, aussi. ;-)
    On commence par un flash back afin de mieux comprendre ce qu'il a pu se passer pour que le chapitre 1 soit un interrogatoire. (Je trouve que ton histoire est teintée du manga original, comme si ils avaient la même aura...), les mêmes bases.

    Quoi qu'il en soit, ensuite, tout s'emballe et c'est comme si tu nous prenais la main -"Allez hop, on repart pour un tour ! " Et Choji Ikeda Aime Ca ! ~

    Pour le groupe, euhm, hélas, je dois laisser Sae en dire plus. Moi, je l'aurais bien vu Trality, mais comme on en a beaucoup... Voilà.

    Sur ce, oh, rien de bien important à dire ? Ah, si peut-être~

    Je te valide :-D Amuse toi bien ici !


    NB: Tu m'avais dis que l'histoire était plus pressée dans l'écriture, c'est vrai ! Mais ca ne nous gêne pas, rassure toi, ca rentre bien dans le contexte ;-)

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-Je suis quelqu'un d'ouvert.
-Ouvert des cuisses, ouais !
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Sae
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MessageSujet: Re: « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED   Jeu 16 Fév - 12:12


Yo ! Désolé pour l'attente.

Bon, Cho t'as déjà fais la validation donc je vais pas m'étaler sur le sujet. Je suis d'ailleurs tout à fait d'accord avec donc. Sache juste que j'ai aussi vraiment apprécié te lire. Ton personnage est fascinant et peut être parce qu'au fond, il est cruellement réaliste. Après tout, on cherche tous à paraitre plus qu'à être.
Citation :
Je suis le genre de gars qui cherche absolument à paraître banal pour éviter qu'on le soupçonne de ne pas l'être.
Ca résume bien les choses tout comme :
Citation :
Parce qu'à l'intérieur, je suis un être plus noir que blanc.
Bref, c'est bien écrit, c'est fluide, intéressant, prenant. C'est bon. =)

Je ramène ma fraise surtout pour les histoires de groupes. Car tu es du genre difficilement "classable". Je suis d'accord avec ton analyse. Le problème c'est que tu éprouves des sentiments. Tu peux paraitre Joy mais au fond, tu peux avoir un fond de Trality-Shadow. C'est compliqué. Mais un Trality est un Trality. Il est neutre. Ni bon, ni mauvais. Il est silencieux, calme, impassible. Je ne suis pas sur que c'est ce qui te correspondra le mieux. Mais quand on pense "Joy" on imagine pas non plus vraiment ton personnage. Par élimination, je te verrais quand même plus dans cette dernière catégorie. Je pense que tu peux jouer de cette façade. Tu n'es pas le premier Joys avec un fond plus sombre qu'on ne l'imagine. Disons que Joy est aussi plus une attitude, un mode d'attaque, une manière de se dissimuler. Je pense que je devrais peut être rajouté cette précision dans la description du groupe d'ailleurs. Les Joys ont un putain de potentiel. Donc voilà, je te mettrais bien Joy. Je te mets dans ce groupe pour l'instant, mais tu es libre du choix final. Je ne suis pas contre Trality non plus. Si tu veux changer, il n'y aucun problème dis le moi.

C'était une très bonne présentation. Bravo. =)

Ps : j'aime ton ava. ♥ J'aime tes musiques. Ooooh, Born To Die. LDR se popularise en flèche.

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Frédéric Beigbeder ▬ Fuir. Toujours. Et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux : c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. Et le croire. Ce serait beau alors, de ne pas éclater de rire, d'avoir un peu peur, et de prendre des risques, de faire des trucs ridicules. Et de cesser de fuir.

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Noa Margaret

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MessageSujet: Re: « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED   Jeu 16 Fév - 14:30

    Sae, Chô, merci beaucoup pour vos validations respectives, et tous vos commentaires.
    J'ai déjà édité ma fiche: j'accepte d'intégrer le groupe des JOYS. Je pense également que c'est ce qui conviendra le mieux à Noa.
    Sur ce, avant de demander un ami pour RP, je vais poster la présentation de la geek qui sommeille en moi.
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MessageSujet: Re: « Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED   

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« Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister. » FINISHED
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